3 EXERCICES À FAIRE POUR ÊTRE PLUS À L’ÉCOUTE DE SOI-MÊME

Avez-vous remarqué qu’on est souvent à l’écoute de tout ce qui est autour de nous, nos amis, nos parents, notre famille, nos collègues, notre conjoint, mais qu’on est rarement à l’écoute de l’unique personne supposée être la plus importante pour nous, soi-même ?

Être à l’écoute de vous-même devrait pourtant être l’une de vos priorités dans votre développement personnel.

Prenez-vous le temps de vous arrêter pour écouter ce que vous ressentez et ce qui se passe dans votre tête ? Portez-vous attention à ce que vous dites?

Lorsqu’on ne prend pas le temps de s’arrêter, pris dans la roue interminable de notre quotidien, on ne prend pas nécessairement le temps d’être à l’écoute de soi-même et il peut arriver que nous prenions de mauvaises décisions dans notre vie ou encore que nos paroles dépassent notre pensée.

Voici 3 exercices pour être plus à l’écoute de soi-même.

Exercice 1- Écouter ses pensées 

Savoir écouter ses pensées peut faire une grande différence dans notre vie. Parce que souvent, on ne prend pas la peine de s’écouter penser et on cultive beaucoup de pensées négatives.

Vous savez, il y a entre 60 000 et 80 000 pensées qui nous traversent l’esprit chaque jour et la plupart d’entre elles sont inconscientes. De plus, 98% de ces pensées sont les mêmes pensées qu’hier. Donc peut-être que sans même vous en rendre compte, vous cultivez votre pessimisme et vos pensées négatives.

Et je peux vous dire que déjà, à priori, notre cerveau est en quelque sorte conçu en enregistrant plus facilement les moments négatifs que le contraire.

Lors d’une conférence de David Lefrançois, Expert en Neuroscience et directeur de l’institut des neurosciences à Paris, à laquelle quelle j’ai assisté, il expliquait pourquoi nous avons tendance à enregistrer les évènements négatifs qui se produisent dans nos vies.

La raison serait tout simplement que ceci est inscrit dans notre système génétique.

Il y a 100 millions d’années, tout était un danger. Lorsque les hommes des cavernes sortaient à l’extérieur pour aller chercher par exemple de la nourriture pour leur famille, ils devaient en tout temps être en mode alerte. Le cerveau lui, a donc commencé à enregistrer automatiquement ce danger, cette possibilité de danger.

De nos jours, le besoin de fuir les prédateurs est plutôt rare, mais il nous reste pourtant un résidu psychologique de l’époque préhistorique : un penchant pour la négativité.

Ce penchant est en fait la tendance à être plus sensible aux évènements négatifs que positifs. Certains chercheurs avancent même que, psychologiquement parlant, les évènements négatifs pèsent trois fois plus lourd dans la balance que les évènements positifs.

Donc en prenant conscience de ce penchant que nous avons pour la négativité, il est plus facile de modifier son fil de pensée pour des pensées positives.

Pour évaluer vos pensées :

Prenez le temps d’écouter vos pensées et d’y être attentif, ce sera plus facile de gérer certaines situations qui se présentent à vous.

Au lieu de dramatiser… dédramatisez !

Au lieu de trouver des problèmes…Trouvez des solutions !

Au lieu de vous essouffler… Prenez le temps de respirer !

Alors c’est en prenant quelques minutes de votre temps pour écouter vos pensées que vous allez pouvoir les changer ! Le problème souvent, c’est que nous dramatisons et nous trouvons des problèmes inconsciemment, mais lorsque nous réalisons que nous faisons ça, nous pouvons consciemment changer.

Exercice 2-Écouter vos paroles

Prenez-vous le temps d’écouter vos paroles ? Lorsque vos émotions se chamboulent à l’intérieur de vous, prenez-vous le temps de réfléchir à ce que vous dites ?

Utilisez-vous vraiment les bons mots pour refléter vos émotions ? Les choses que l’on dit peuvent avoir un impact considérable sur nos relations avec les autres, voilà pourquoi nous devrions accorder une importance aux mots que nous utilisons.

Malheureusement parfois avec nos croyances, avec les évènements que nous avons vécus dans le passé, nous développons un langage qui nous protège de nos émotions.

C’est souvent un langage que seul vous-même ou ceux qui vous connaissent très bien peuvent comprendre.

Je vous donne un exemple personnel :

En amour :

Dans ma vie amoureuse, ça n’a pas toujours été facile. J’ai été souvent trompée par d’anciens copains et ceci m’aura pris plusieurs années avant d’enlever de ma tête cette idée que les gars sont tous pareils ! Parfois, il m’arrive encore inconsciemment de sentir de l’insécurité dans certaines situations, lorsque mon nouveau conjoint se retrouve en compagnie d’une autre fille.

Je lui fais parfaitement confiance, je sais que c’est une bonne personne et qu’il ne ferait rien pour briser notre relation. Toutefois, inconsciemment, de mauvais souvenirs ressortent et je commence à douter. Une fois, il devait souper avec une amie et je lui ai lancé : « C’est ça, j’espère que tu ne penses pas boire trop d’alcool ce soir ! ». Je lui ai dit cela parce que dans le passé, lorsqu’on m’avait trompée, c’était souvent sous l’effet de l’alcool. Mais la réalité est que mon conjoint actuel n’a pas à subir cela et être responsable des erreurs des autres. Si j’avais pris le temps d’être à l’écoute de mes émotions, j’aurais pu utiliser les bons mots. Ce que j’ai fait, peu de temps après, lorsque j’ai réalisé ma faute. Je lui ai dit que j’étais désolée et que, ce que je voulais lui dire, c’est que même si je lui faisais totalement confiance, j’ai encore une insécurité à l’intérieur de moi liée à mes expériences passées.

En disant la vérité et en disant les bons mots, on évite de faire des histoires inutiles.

Le langage des émotions ne s’exprime pas toujours de la bonne façon. Faites l’exercice la prochaine fois que vous vous emporterez avec votre conjoint ou un collègue. Est-ce que ce que vous dites reflète vraiment ce que vous ressentez ? Vous remarquerez que souvent, les paroles dépassent nos pensées.

Plus nous sommes clairs dans nos discours et plus nous exprimons nos émotions clairement, plus nous allons éviter des conflits et des ambigüités.

Exercice 3-Écouter son instinct

Est-ce que ça vous est déjà arrivé d’avoir une envie soudaine de quelque chose dans votre vie ? De sentir à l’intérieur de vous que c’était la bonne chose à faire pour vous ?

Par exemple, vous voyez une annonce de poste affichée au travail et vous sentez un petit quelque chose, qui vous envoie le signal de postuler pour ce job ? Ou encore, vous êtes en voyage, vous ne savez pas pourquoi, mais vous sentez qu’il y a quelque chose qui cloche dans l’hôtel que vous avez loué ?

Ça c’est ce qu’on appelle l’instinct, la petite voix intérieure qui nous envoie des signaux tout au long de notre vie. Parfois, nous décidons de l’écouter, parfois nous préférons l’ignorer pour une panoplie de raisons ou de peurs que nous avons.

L’auteur et conférencier Daniel Blouin (écouter l’entrevue réalisé avec lui ici) parle en long et en large de cet instinct qui nous guide à effectuer des changements dans notre vie avec ses livres Sorties de Zones et Entrées de Zone que je vous recommande amplement.

Nous avons des envies parfois, des signaux qui justement se présentent à nous et parfois nous préférons les ignorer.

Depuis que j’ai appris à écouter cette petite voix, cet instinct, ce pif, peu importe comment vous l’appelez, je m’en sers comme d’une boussole qui me guide à prendre les bonnes décisions.

Prenez le temps d’être à l’écoute de ces signaux. Vous rappelez-vous d’une bonne décision que vous avez prise en écoutant ‘’la petite voix’’ ? Ou encore, vous rappelez-vous d’un moment où vous n’avez pas voulu écouter cette petite voix et l’avez finalement regretté par la suite ?

Donc, essayez cet exercice, ainsi que les deux autres exercices proposés précédemment. En prenant le temps de s’écouter dans tous les sens du terme, ceci ne peut que vous faire du bien et vous permettre de mieux vous comprendre et mieux vous exprimer.

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